Archives communales de Bondues
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© T. Prouvost - Service Communication

 

Envie de commencer votre généalogie, d’enquêter sur le passé de votre maison ou tout simplement de découvrir l’histoire de votre commune ? Venez aux archives !

Vous pourrez y consulter les registres paroissiaux depuis 1612, feuilleter les archives du Château (les seigneurs de Bondues d’Hespel et Dubosquiel), ou encore admirer les signatures des rois Louis XIV et Louis XV.

Catherine Meersdam et Soizic Léger, les deux archivistes du Sivom Alliance nord-ouest, aidées par Isabelle Decottignies de la Mairie sauront vous guider dans vos recherches.

Et si vous êtes en possession de documents intéressants sur l’histoire de Bondues, vos archives peuvent venir rejoindre la collection des fonds privés déjà conservée : Térèse Bonte, Fernande Callens, Gérard Delannoy et Bernard Van den Bosch.

Les archives de Bondues, situées Chemin des Grands Obeaux (Entrée par l’Espace Loisirs, à droite du Centre Technique Municipal) vous accueillent les lundis, mardis, jeudis et vendredis après-midi (de 14h à 17h) et les mardis matin (de 8h à 12h).

Tél. : 03 20 25 94 94 - sleger@sivomano.fr  ou cmeersdam@sivomano.fr



Le document du mois n°9 : Le Règlement de la société du Pigeon Meunier

A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, Bondues comptait de nombreuses sociétés dites « d’agrément ». Ces associations d’archers, de bourles, de joueurs de cartes, de « coqueleux » ou de « coulonneux » avaient presque toutes leur siège dans un des cafés de la commune. L’une des plus actives, la société colombophile « Le Pigeon Meunier », aurait  été fondée en 1885 au cabaret Lebleu de l’actuelle rue Fouquet-Lelong. Mais elle eut également pour siège l’estaminet « A la descente de Roubaix », avant de s’installer  « A la nouvelle Brasserie » en 1936 puis au Café des Sports en 1963.


Le document que nous avons sous les yeux est le règlement de cette association élaboré en 1896, année où elle fut officiellement déclarée à la Préfecture du Nord.
L’utilisation des pigeons voyageurs est ancienne. Cependant, son élevage s’est particulièrement développé en Belgique puis dans le Nord Pas-de-Calais à la fin du XIXème siècle. Or, si la colombophilie était une activité de divertissement, c’est à partir de la guerre de 1870, et surtout lors de la première guerre mondiale, que l’on a utilisé plus systématiquement ces animaux pour faire parvenir des dépêches aux assiégés.

Rien d’étonnant alors à ce que l’article 3 du règlement du Pigeon meunier stipule qu’un des buts de la société est « de venir en aide au gouvernement français en cas de guerre ». C’est peut-être également la raison pour laquelle les articles 21 et 22 exigent que « tous les membres devront appartenir à la nationalité française ». Cette exigence, conforme à la législation française de l’époque qui n’autorisait pas les étrangers à briguer des postes de responsabilité dans les sociétés, obligera d’ailleurs, son créateur, le belge Prudent Michels, à renoncer au fauteuil de président.


Cette société organisait des concours et, comme beaucoup d’autres, participait à de nombreuses cérémonies locales, notamment par des lâchers de pigeons. Elle participa, par exemple, à l’inauguration de la Cour Sacrée au Fort Lobeau ou à la célébration du premier centenaire de l’église Saint Vaast. Son premier banquet organisé en 1925 avait réuni plus de 100 convives déjà à l’époque. La tradition s’est maintenue avec l’organisation, en janvier, d’une « ducasse à pierrots » qui rassemblait tous les « coulonneux » bonduois. Elle était encore en activité dans les années 90 mais nous ignorons si les candidats « pour faire partie de la société » devaient encore être « présentés par un des membres » comme le demande l’article 2 du règlement de 1896…