Dimanche 16 décembre à 10h30

« Combat du Glapur et du Pacha »

 Par C. Le Goff

Après avoir choisi la peinture, Delacroix renonce à la voie classique du prix de Rome pour préférer une confrontation avec le public par l’intermédiaire des Salons. Ses débuts lui apportent une gloire qui l’oblige à s’interroger sur l’essence. Il confie à son journal que « la peinture n’a pas toujours besoin d’un sujet ». Ce qu’il prouve avec un nouveau scandale, Les femmes d’Alger dans sa première version de 1834. Il affirme « Ce morceau capital n’intéresse que par la peinture…» Evidemment, la critique l’accuse de ne pas savoir dessiner. Et Delacroix vit avec cette tache jusqu’à sa mort, cela malgré les commandes de l’Etat, de l’Eglise et sa production nécessitant plus de mille dessins préparatoires… Delacroix serait-il un peintre révolutionnaire en donnant à la couleur la première place ?