Les antennes de téléphonie mobile et la 5G

Où sont-elles situées ?

A ce jour, Bondues bénéficie de la téléphonie mobile (2G, 3G et 4G) déployée par 4 opérateurs à partir des antennes installées sur 4 points hauts : le stade du fort, le clocher de l’église, le château d’eau et un pylône haute tension RTE situé vers la rue du fort debout. 

Un nouveau pylône sera bientôt érigé à l’aérodrome près des hangars pour mieux desservir le secteur de Bondues, Marcq et Marquette.

L’avantage de disposer ainsi de points hauts a permis d’éviter la multiplication inesthétique des antennes sur des immeubles ou sur pylône, dans des propriétés privées.

Par ailleurs, le contrôle national du déploiement du réseau d’antennes permet la maîtrise par les autorités compétentes  de l’exposition aux ondes électromagnétiques et l’information de la population.

Quelles sont les prérogatives de la mairie en matière de téléphonie mobile ?

La mairie a 2 prérogatives limitées mais essentielles !

  • Le Droit des sols : elle autorise ou non la création ou la modification d’un support d’antenne au titre de l’application du seul droit de l’urbanisme. Elle veille en particulier à l’intégration paysagère. Une simple installation ou modification d’antenne sur un site existant ne nécessite pas forcément une autorisation de travaux. 
  • Le droit à l’information : elle reçoit obligatoirement des opérateurs, un dossier d’information dès qu’il y a projet d’implantation ou modification d’une antenne. Ce dossier permet à la mairie de vérifier, après mise en service, que de nouvelles mesures d’exposition aux ondes électromagnétiques sont effectuées sous l’égide de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR). L’ANFR vérifie que le niveau global d’exposition reste inférieur aux limites autorisées.

A quoi sert la 5G ?

La 5G est appelée à compléter ou remplacer progressivement la 4G. Objectif ? éviter la saturation des réseaux et permettre le  développement d’usages professionnels.
Son déploiement décidé par L’Etat sera mis en œuvre par les opérateurs attributaires des fréquences adaptées, sous la coordination de la Métropole Européenne de Lille (MEL). Elle est en effet l’autorité locale chargée du contrôle de l’installation progressive des réseaux dans notre métropole. 

Les opérateurs annoncent-ils l’arrivée prochaine de la 5G ?

Certains d’entre eux envoient à la mairie des dossiers informatifs annonçant des adaptations en vue d’accueillir la 5G sur nos sites d’antennes existants. A ce jour, pour tester le service, une seule antenne 5G est déclarée par Orange sur le site du fort. 

Quelle est la position de la commune par rapport à la 5G ?

À ce stade, nous indiquons aux opérateurs être en désaccord sur l’installation de la 5G tant que l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) n’a pas donné des assurances sur son innocuité.

C’est une position de principe prise dans l’intérêt de la population par défaut d’informations suffisantes. Nous tenons ainsi à faire pression pour obtenir le plus tôt possible cette assurance avant tout déploiement.

Y a-t-il déjà des contrôles du  niveau d’exposition aux ondes radioélectriques pour les antennes 2, 3, 4 G déployées?

L’ANFR réalise partout en France depuis de nombreuses années, des contrôles du respect des normes fixées. C’est bien sûr le cas à Bondues et tous les résultats sont consultables sur le site de Cartoradio.

Les contrôles effectués de 2007 à 2015 dans l’environnement des 4 sites d’antennes existants, notamment près ou dans nos écoles et chez des particuliers, a toujours montré que le niveau d’exposition aux champs électromagnétiques constaté était environ 20 fois inférieur à la valeur limite autorisée en France, mais aussi, très inférieur aux valeurs limites des pays européens ayant imposés des limites plus basses.

Aujourd’hui, nous avons demandé à l’ANFR par l’intermédiaire de la MEL, de réaliser une nouvelle campagne de mesures. Nous l’attendons.

Pour limiter son exposition aux ondes par le téléphone mobile, l’ANSES recommande aux utilisateurs de recourir au kit mains-libres et de privilégier l’acquisition de téléphones affichant les DAS (débit d’absorption spécifique) les plus faibles. Les enfants doivent avoir un usage modéré des téléphones mobiles.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, nous vous recommandons de vous informer de manière détaillée et suivie sur les sites de l’ANFR, de Cartoradio et de l’ANSES.

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