Professeur des écoles, spécialisée pour les enfants malentendants depuis l’an 2000, j’ai écrit une première nouvelle qui a été primée lors d’un concours sur l’île de Porquerolles. Depuis 2018, j’ai une classe Ulis d’enfants « dys » (dysphasique, dysléxique, ….)

En 2015 est sorti « Wladek ou la trépidante jeunesse d’un polonais », un livre retranscrit et complété  à partir des souvenirs de mon père qu’il avait écrits dans des cahiers d’écoliers.  Je les avais gardés pendant des années sans avoir le temps de les lire.  Je les ai découverts avec bonheur, redécouvrant mon père enfant, adolescent et jeune homme. Il couvre les années 1922 à 1945. C’est un récit historique direct qui parle d’immigration polonaise : de sa venue en France, en passant par sa vie à l’école, à la mine ensuite, puis pendant la guerre. Je l’ai réorganisé et complété afin de resituer les différents contextes, au niveau historique et économique. Au travers de ce récit, beaucoup de gens, d’origine étrangère ou pas, retrouvent  un peu leur histoire ou découvrent une histoire d’immigration…

En octobre 2017, j’ai écrit un livre pour enfants « L’école des treize Aurs »  à partir de 8 ans. Ce sont les aventures d’une petite bande d’enfants curieux de tout et qui veut résoudre différentes énigmes, dont notamment celle du nom de leur école. Dans un style parfois humoristique, on y retrouve quelques clichés caractéristiques et drôles de ce monde de l’enfance et de l’école.

Le troisième livre, « La petite princesse polonaise » a été longuement mûri, à la suite de remarques que faisaient les gens d’origine polonaise rencontrés lors de différents salons du livre ou de marchés polonais. Ces polonais de la 4ème ou 5ème génération qui, pour la plupart ne lisent plus ou peu le polonais, s’intéressent encore à leurs origines. Leurs aïeux avaient choisi la France comme terre d’émigration. Ces descendants sont aujourd’hui souvent fiers d’afficher leur bi-culturalité, vécue comme une richesse. Mais ils regrettent la coupure à leur langue d’origine, qu’elle soit orale ou écrite.

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La petite princesse polonaise

Avec l’anniversaire du centenaire de l’arrivée des premiers immigrés en France, c’était l’occasion d’écrire une histoire qui s’adresse à tous, sur fond d’une petite intrigue.  Elle rappellera ou fera découvrir à certains d’entre eux quelques coutumes polonaises. Elle leur permettra aussi, grâce au caractère bilingue, de découvrir un texte bilingue, en vis-à-vis. Cette traduction a été faite par deux personnes, principalement : une dame, née en Pologne, qui habite Toulon depuis longtemps et que j’ai rencontrée avec plaisir, Marysha Gomez, et une autre, professeur de français en Pologne, Jolanta Mierzejewska, que j’ai contactée grâce à une amie. Cela a représenté beaucoup de corrections car, en dehors de la traduction pure, les règles de présentation d’un texte sont différentes. Cela a été un travail très enrichissant de part et d’autre, complété par la rencontre avec Joanna Swiatek, l’illustratrice. Ses dessins nous ont, avec l’éditeur, Patrice Dufossé, tout de suite plus, dès la première rencontre. Nos échanges ont été productifs : elle a su traduire en images ce que j’avais écrit et ce que je voulais faire passer.