Danièle Lheureux est historienne, spécialiste de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

Auteure, conférencière, elle a obtenu pour ses travaux le Prix littéraire Raymond Poincaré décerné par l’U.N.O.R. (Union Nationale des Officiers de Réserve), le Prix littéraire de la Résistance décerné par le C.A.R. (Comité d’Action de la Résistance). Son dernier livre s’intitule Les Résistants contre l’occupant et les collabos, Ed. Nord Avril 2019.

Les Résistants contre l’occupant et les collabos

Cet ouvrage comprend deux parties. La première présente les parcours de résistants très divers durant l’occupation de la Seconde Guerre mondiale. Georges Legrand et sa famille commencent la résistance avec l’O.R.A. à Tourcoing, puis continuent en région parisienne. Jean-Baptiste Dennetière, instituteur à Bousbecque, est menacé par le S.T.O. Clandestin et réfugié dans la famille à Oignies, il devient membre du réseau « Sylvestre-Farmer ». Il combat pour la Libération sur le secteur Oignies-Phalempin, puis s’engage dans l’Armée Française jusqu’à la fin de la guerre. Jacques Desbonnet adhère au mouvement « O.C.M. », puis « Voix du Nord » sur Douai et les environs. Arrêté à Buxy (Bourgogne), il leurre les Allemands qui le renvoient à Douai. Plus tard, dénoncé, il connaît les prisons de Cuincy, puis de Loos. En décembre 1944, il participe au sein de la 3ème D.I.A. aux combats en Alsace et en Allemagne.  

La seconde partie est consacrée aux collaborateurs qui rendent périlleuse la vie des résistants. Lutter contre cette menace est une nécessité pour toutes les organisations. On découvre la mise en place de ce service au réseau Sylvestre-Farmer par le capitaine Michel et Pierre Séailles. Un fichier des plus dangereux collabos est constitué et tenu à jour en continu durant l’Occupation. Son fonctionnement très efficace va permettre de limiter leur action. A la Libération, quelques uns n’hésitent pas à porter leur affaire en justice pour obtenir des réparations financières.. Ce triste épisode provoque une vive émotion chez toutes les forces françaises de Résistance et renforce leur cohésion. Les politiques apportent leur soutien par le vote d’une loi pour rendre légales les actions effectuées au nom de la Résistance durant l’occupation.