Grégoire Delacourt est l’auteur de sept romans, tous publiés chez Lattès.
En 2011, il publie son premier roman avec L’Écrivain de la famille puis, en 2012, son premier best-seller avec La Liste de mes envies, traduit dans 35 pays. Suivent ensuite La Première chose qu’on regarde en 2013, On ne voyait que le bonheur en 2014, Les Quatre saisons de l’été en 2015, Danser au bord de l’abîme en 2017, et La Femme qui ne vieillissait pas, en 2018.

 

Mon Père

« Mon Père c’est, d’une certaine manière, l’éternelle histoire du père et du fils et donc du bien et du mal. Souvenons-nous d’Abraham.

Je voulais depuis longtemps écrire le mal qu’on fait à un enfant, qui oblige le père à s’interroger sur sa propre éducation. Ainsi, lorsque Édouard découvre celui qui a violenté son fils et le retrouve, a-t-il le droit de franchir les frontières de cette justice qui fait peu de cas des enfants fracassés ? Et quand on sait que le violenteur est un prêtre et que nous sommes dans la tourmente de ces effroyables affaires, dans le silence coupable de l’Église, peut-on continuer de se taire ? Pardonner à un coupable peut-il réparer sa victime ?

Mon Père est un huis clos où s’affrontent un prêtre et un père. Le premier a violé le fils du second. Un face à face qui dure presque trois jours, pendant lesquels les mensonges, les lâchetés et la violence s’affrontent. Où l’on remonte le temps d’avant, le couple des parents qui se délite, le gamin écartelé dont la solitude en fait une proie parfaite pour ces ogres-là. Où l’on assiste à l’histoire millénaire des Fils sacrifiés, qui commence avec celui d’Abraham.

Mon Père est un roman de colère. Et donc d’amour. »