Né le 21 septembre 1943 à Brest, Loïk Le Floch Prigent à été Président-Directeur Général de Rhône-Poulenc (1982-1986), puis d’Elf Aquitaine (1989-1993) avant d’être à la tête de Gaz de France (1993-1996) et Président de la SNCF (1995-1996).

Si le grand public le connaît comme un grand capitaine d’industrie à la carrière tumultueuse, c’est aussi un conseiller fort prisé, un essayiste (Carnets de route d’un Africain, Elytel 2017) et – ce qu’on ne sait guère – un auteur de polars bretons (Granit rosse, Coop Breizh 2012 et C’est parti pour durer, Coop Breizh 2015). C’est aussi l’auteur du Mouton noir (Pygmalion, 2014) son autobiographie.

 

Il ne faut pas se tromper

L’industrie française ne cesse de décliner, dégringolant de 24 % à 11 % du PIB au cours de ces dernières décennies.

La reconquête industrielle du pays n’est pas encore à l’ordre du jour. Mon diagnostic, c’est que nous nous sommes trompés. Il faut revenir à la raison : il y a une véritable hypocrisie à prôner l’émergence de nouvelles technologies tout en négligeant l’outil industriel qui permet de les fabriquer. On doit rendre ses lettres de noblesse à l’industrie comme à l’énergie, en cessant de s’en remettre aux idéologues qui sapent ces deux activités essentielles par ignorance ou par crainte.