Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vit dans la région de Charleroi et est ingénieur industriel en électronique à la retraite.

En 2000, préretraité, il découvre avec bonheur de nouvelles occupations. Louis est archer amateur mais aussi choriste, conteur et improvisateur.

Il adore relever les défis… En deux mois, il écrit une pièce de théâtre et assiste à sa création en France !

Son premier livre « De Noé à Louis Léopold Victor » paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera « Petites et grandes histoire » et en 2018, « Le livre des surprises« .

Il a remporté le premier au concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z’ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël en 2015 à Gerpinnes.

En 2017, des problèmes de santé l’empêchent de continuer ses activités.

Il raconte  son parcours sur son blog : louis-quenpensez-vous.blogspot.com

 

Le livre des surprises

Extrait de La mort de l’abbé Gillard : « La mort l’avait foudroyé sans prévenir, un beau matin d’hiver. On l’avait trouvé devant la porte de l’église, une lampe de poche dans la main gauche et les clés de l’église, dans la droite. On avait à peine parlé de lui dans le journal local, mais quand sa nièce, sa seule héritière, est entrée dans le presbytère et qu’elle a décidé de partager les quelques biens de son oncle avec ses ouailles, on a jasé ! Pensez donc, le brave homme était fort conservateur et fort peu regardant sur la propreté. Particulièrement dans la cuisine où traînaient mille choses parmi les toiles d’araignée… … Le dessus du buffet vidé, on s’est attaqué à l’intérieur de l’armoire. Dedans, mille et une choses inutiles allant de l’assiette ébréchée aux grilles de hache-viande en passant par une vieille bouilloire trouée, une tirelire en forme d’église avec quelques sous dedans et des hosties dans un sachet en papier aussi vétuste que tout le reste. Le tiroir, qui était partiellement caché par un tissu crasseux, intriguait la nièce de l’abbé. Elle attendit d’être seule pour oser l’ouvrir. Il semblait vide, mais en regardant au fond, elle découvrit deux mains d’homme momifiées… »