Michel BOUVIER

Né à La Madeleine, Michel Bouvier a toujours vécu dans le Nord, qu’il connaît bien, et qu’il aime évoquer dans ses romans, actuels ou historiques. Il a commencé par être instituteur, puis, après un temps d’enseignement en Haute-Volta, devenu le Burkina Fasso, il a enseigné la littérature dans un lycée lillois. Il s’est spécialisé dans le XVIIe siècle, a obtenu l’agrégation, présenté un doctorat pour obtenir le titre de Docteur d’État ès lettres (ancien régime) et est devenu professeur à la Faculté des Lettres de l’Université Catholique de Lille. Depuis qu’il est en retraite, il produit et anime une émission littéraire sur RCF Nord de France, « La baraque à livres », et après de nombreux articles et quelques livres érudits, il s’est mis à écrire des romans policiers, contemporains pour les trois premiers,  Lambersart sur deuil, Le silencieux, Sous les ponts, historiques pour les deux derniers, L’émasculé du Cran-aux-Œufs, La folle de la rue Guyale.

 

La folle de la rue Guyale

La folle de la rue Guyale est un roman policier historique qui évoque le milieu des peintres de l’école de Wissant et se déroule dans la vieille ville de Boulogne en 1901, où un directeur d’usine, réputé pour sa bonté,  est retrouvé étranglé par une nuit de brume poisseuse. Le commissaire Riqueval va devoir s’intéresser à d’étranges personnages, dont une veuve qui vit rue Guyale, que chacun appelle « la folle », et qui prétend connaître le coupable. Autour d’elle, la ville, où se mettent à circuler des pièces d’or russes, devient un mystérieux labyrinthe, d’autant qu’une patronne de maison de plaisir se mêle de faire parler les morts avec l’aide de types douteux. Il faudra que le commissaire se fâche et joue les gros bras pour que les plus entêtés vident leur sac. Fondus dans le décor, des commerces, une usine de plume gauloise, le tramway récemment électrifié, une société de lecture, et l’air du large.