Pascal Wallart a été, pendant trente-deux ans, journaliste à La Voix du Nord, notamment à Seclin où il a découvert le poète.

Il est aujourd’hui intervenant à l’École supérieure de journalisme de Lille.

Gaston Criel le Popoète

Enfant de Seclin, Gaston Criel (1913-1990) a une vie féconde dans le Saint-Germain-des-Prés de l’après-guerre. Écrivain et poète, il est portier de boîte de nuit, vendeur de journaux à la criée, galeriste chez Maeght, secrétaire d’André Gide… Il est également proche d’André Breton ou de Jean Cocteau qui le promeut second assistant de son film La Belle et la Bête.

Criel échoue à la sélection finale du Goncourt 1952 pour son roman La Grande Foutaise. Qu’importe, ce fou de jazz, premier Français à théoriser cette musique dans Swing, file aux États-Unis avec la fille d’un milliardaire pour y rencontrer Charlie Parker ou Bud Powell. En 1962, la page se tourne lorsqu’un attentat de l’OAS détruit, à Paris, la chambre de bonne que lui louait Jean-Paul Sartre.

Retour en Flandre où il devient une figure de la vie nocturne lilloise. Criel est « barman-poète » au comptoir de La Voie lactée puis au café de la Plage. En parallèle, il enchaîne des romans aussi crus que puissants.

Le destin flamboyant de ce Nordiste hors norme méritait d’être réhabilité.